Household Food Insecurity in Canada, 2014

Summary: 

Household food insecurity, inadequate or insecure access to food because of financial constraints, is a significant social and health problem in Canada. Not all provinces and territories chose to measure food insecurity in 2014 but among those that did, the problem appears to have remained persistently high. When the results for the participating jurisdictions - Alberta, Saskatchewan, Ontario, Quebec, New Brunswick, Nova Scotia, Prince Edward Island, the Northwest Territories, and Nunavut – are considered together, 12.0% of households experienced some level of food insecurity during the previous 12 months in 2014. This represents 1.3 million households, or 3.2 million individuals, including nearly 1 million children under the age of 18. More than 1 in 6 children under the age of 18 lived in households that experienced food insecurity.

Food insecurity was most prevalent in Canada’s North (especially Nunavut) and the Maritimes in 2014. In Nunavut and the Northwest Territories, the prevalence rose to the highest levels observed since monitoring began in 2005, 46.8% and 24.1% respectively. While food insecurity appeared to drop in the provinces, no changes in prevalence were large enough to be statistically significant. 

Households with children under the age of 18 were at greater risk for food insecurity than households without children (15.6% versus 10.4%). The most vulnerable were lone parent families headed by women: 33.5% of these families were food insecure in 2014. Among households without children under 18 years old, the highest rate of food insecurity was 15.7% among unattached individuals. Nunavut and the Northwest Territories had the highest prevalence of children living in food-insecure households at 60% and 29% respectively.

Sixty-one percent of households whose major source of income was social assistance were food insecure, as were 35.6% of those reliant on Employment Insurance or Workers’ Compensation. However, the majority of food insecure households (62.2%) were reliant on wages or salaries from employment. Other household characteristics associated with a higher likelihood of food insecurity included having an income below the Low Income Measure (29.2%), being Aboriginal (25.7%), being Black (29.4%), and renting rather than owning one’s home (24.5%).

Food insecurity was slightly more prevalent in urban areas than rural ones, but prevalence rates differed markedly between cities. Among the 27 major census metropolitan areas examined, food insecurity in 2013- 14 was highest in Peterborough, Ontario, affecting over 1 in 6 households in this city. The lowest rate of food insecurity was in Quebec City, where 1 in 14 households were food insecure.

Food insecurity takes a serious toll on individual health and well-being, and costs our health care system. Although there has been rigorous measurement and monitoring of household food insecurity in Canada since 2005, the problem has not abated. While the number of food insecure households appeared to be slightly ower in 2014 than 2013, this decline was not statistically significant and the number remained substantially higher than in 2008. Among the provinces and territories surveyed in 2014, there were no significant drops in food insecurity prevalence, and even indications of upward trends in the already vulnerable North.

The geographic patterning of food insecurity, with the alarming rates in the North and the Maritimes and the density of affected households in our largest provinces, suggests that reducing the prevalence of food insecurity requires attention by provincial, territorial, and federal levels of government. The data in this report provide an impetus for discussion that is critical to the development of programs and policies aimed at tackling food insecurity in Canada.

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L’insécurité alimentaire des ménages, c’est-à-dire un accès inadéquat ou incertain aux aliments en raison d’un manque de ressources financières, est un important problème social et de santé au Canada. Les provinces et territoires n’ont pas tous choisi de mesurer l’insécurité alimentaire en 2014, mais parmi ceux et celles qui l’ont mesurée, le problème semble être resté à un niveau élevé. Une analyse de l’ensemble des résultats des provinces et des territoires participants — c’est-à-dire l’Alberta, la Saskatchewan, l’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut — indique que 12,0 % des ménages ont vécu une certaine forme d’insécurité alimentaire au cours des 12 mois précédant l’enquête. Ce nombre représente 1,3 million de ménages, soit 3,2 millions de personnes, dont près de 1 million d’enfants de moins de 18 ans. Ceci signifie que plus d’un enfant sur six de moins de 18 ans vivait dans des ménages souffrant d’insécurité alimentaire.

En 2014, l’insécurité alimentaire était la plus prévalente dans le Nord canadien (surtout au Nunavut) et les Maritimes. Au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest, la prévalence a atteint les plus hauts niveaux observés depuis que la mesure de l’insécurité alimentaire a commencé en 2005, soit 46,8 % et 24,1 %, respectivement. Bien que l’insécurité alimentaire semble avoir chuté dans les provinces, les changements n’étaient pas assez grands pour être significatifs. 

Les ménages avec des enfants de moins de 18 ans présentaient un risque plus élevé d’insécurité alimentaire que les ménages sans enfants (15,6 % contre 10,4 %). Les plus vulnérables étaient les familles monoparentales ayant une femme à leur tête; 33,5 % de ces familles souffraient d’insécurité alimentaire en 2014. Parmi les ménages sans enfants de moins de 18 ans, le plus haut taux d’insécurité alimentaire était de 15,7 % chez les personnes vivant seules. Le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest avaient la plus haute prévalence d’enfants vivant dans des ménages souffrant d’insécurité alimentaire, soit 60 % et 29 %, respectivement.

Soixante et un pour cent des ménages dont la principale source de revenus était l’aide sociale souffraient d’insécurité alimentaire, tout comme 35,6 % des ménages qui dépendent de l’assurance-emploi ou de l’indemnisation des accidentés du travail. Par contre, la majorité des ménages souffrant d’insécurité alimentaire (62,2 %) dépendaient de traitements et de salaires procurés par des activités rémunérées. Un risque plus élevé d’insécurité alimentaire est lié à d’autres caractéristiques du ménage, notamment avoir un revenu sous la mesure de faible revenu (29,2 %), être Autochtone (25,7 %), être Noir (29,4 %), et être locataire plutôt que propriétaire (24,5 %). 

L’insécurité alimentaire était légèrement plus prévalente dans les zones urbaines que dans les zones rurales, mais les taux de prévalence différaient énormément d’une ville à l’autre. Parmi les 27 principales régions métropolitaines de recensement étudiées, l’insécurité alimentaire en 2013-2014 était légèrement plus élevée à Peterborough, en Ontario, touchant plus d’un ménage sur six. Le plus bas taux d’insécurité alimentaire se trouvait à Québec, où 1 ménage sur 14 souffrait d’insécurité alimentaire.

L’insécurité alimentaire laisse d’importantes traces sur la santé et le bien-être individuel et coûte cher à notre système des soins de santé. Bien qu’il y ait eu une mesure et une surveillance rigoureuse de l’insécurité alimentaire au Canada depuis 2005, le problème n’a pas diminué. Alors que le nombre de ménages souffrant d’insécurité alimentaire semblait être légèrement plus bas en 2014, comparé à 2013, cette diminution n’était pas significative et le nombre est demeuré beaucoup plus élevé qu’en 2008. Parmi les provinces et les territoires enquêtés en 2014, il n’y avait pas de chute importante dans la prévalence d’insécurité alimentaire; il y avait plutôt des indications d’une tendance vers le haut dans le Nord déjà vulnérable.

Les tendances géographiques de l’insécurité alimentaire, notamment les taux alarmants dans le Nord et dans les Maritimes, et le volume de ménages touchés dans nos plus grandes provinces suggèrent que la réduction de la prévalence d’insécurité alimentaire requiert l’attention de tous les niveaux gouvernementaux. Les données dans ce rapport fournissent une base pour une discussion critique en matière de développement de programmes et de politiques, et ce, par tous les secteurs, dans le but de combattre l’insécurité alimentaire au Canada. 

Publication date: 
Apr 2016
Author: 
Valerie Tarasuk, Andy Mitchell, Naomi Dachner
Publisher: 
PROOF: Food Insecurity Policy Research,
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