Report of the Special Rapporteur on adequate housing as a component of the right to an adequate standard of living, and on the right to non-discrimination in this context (General Assembly 2016)

Summary: 

The fiftieth anniversary of the adoption of the International Covenant on Civil and Political Rights and the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights provides an important opportunity to reflect on the impact of dividing the unified rights in the Universal Declaration of Human Rights into two categories. Of particular importance was the choice to separate the right to life from the right to adequate housing.

The right to life does not actually belong to one or the other category of human rights. Lived experience illustrates that the right to life cannot be separated from the right to a secure place to live, and the right to a secure place to live only has meaning in the context of a right to live in dignity and security, free of violence.

The right to adequate housing is too frequently disconnected from the right to life and core human rights values, treated more as a policy aspiration than as a fundamental right which demands timely rights-based responses and access to justice.

Violations of the right to life have been addressed primarily in cases where direct action or deliberate omissions by States have deprived or threatened to deprive individuals of life. The failure of States to address systemic deprivations of the right to life tied to poverty, grossly inadequate housing and homelessness have not received the same attention. The urgency and outrage that should be provoked in response to the conditions in which millions of people are forced to live seem to have gone missing; so too has the political will to address those conditions.

Relying on emerging jurisprudence in domestic, regional and international human rights law, responding to the lived experience of rights holders, int ernational human rights mechanisms, States, domestic courts, civil society and the media are well placed to bring forward an integrated understanding of the right to life. Now is the time to reunify these two rights so that homelessness and grossly inadequate housing are seen and addressed as unacceptable violations of the right to housing and the right to life.

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Le cinquantième anniversaire de l’adoption du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est une importante occasion d’examiner les incidences qu’a eues le fait d’avoir scindé en deux catégories les droits réunis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Une décision particulièrement importante avait été de séparer le droit à la vie du droit à un logement convenable.

De fait, le droit à la vie n’appartient pas de façon exclusive à l’une ou l’autre des deux catégories de droits de l’homme. Il ressort d’expériences vécues que le droit à la vie ne peut être séparé du droit à une habitation sûre et celui-ci n’a de sens que si le droit de vivre dans la dignité et en sécurité, à l’abri de toute forme de violence, est garanti.

Le droit à un logement convenable est trop souvent dissocié du droit à la vie et des valeurs fondamentales des droits de l’homme, étant plus considéré comme une aspiration de principe que comme un droit fondamental dont le respect doit être assuré par des mesures opportunes axées sur les droits et l’accès à la justice en temps utile.

Les cas de violation du droit à la vie qui font l’objet de débats sont principalement ceux où des actes directs ou des omissions délibérées de l’État privent ou risquent de priver des personnes de la vie. Les cas où l’État manque de lutter contre les privations systémiques du droit à la vie liées à la pauvreté, à l’extrême précarité du logement et au sans-abrisme ne reçoivent pas la même attention. La réaction rapide et l’indignation que devraient susciter les conditions dans lesquelles des millions de personnes sont condamnées à vivre semblent ne pas être au rendez-vous. Il en va de même pour la volonté politique requise pour lutter contre ces conditions.

À la lumière de la jurisprudence qui s’établit ces derniers temps en droit national, régional et international des droits de l’homme à la suite des expériences vécues par des titulaires de droits, les mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme, les États, les juridictions nationales, la société civile et les médias sont bien placés pour présenter une interprétation intégrée du droit à la vie. Le temps est venu d’unifier à nouveau les deux droits considérés, de sorte que le sans-abrisme et l’existence de logements extrêmement précaires soient considérés et traités comme des violations inadmissibles du droit au logement et du droit à la vie.

Publication date: 
Aug 2016
Author: 
Leilani Farha
Publisher: 
United Nations
Download (French): 
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